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"Deutlich spürte ich in mir den Wunsch, intensiver zu leben. Das wiederum führte zum Ehebruch."
Geschichten von Sehnsucht, Eifersucht, Süchten aller Art, von Frauen, die das Extreme wagen, in der Kunst und im Leben. Mit jenem unvergleichen Charme erzählt, den Françoise Cactus aus dem Französischen und Deutschen zugleich schöpft.
Rowohlt, Berlin
March 2004
ISBN: 3871344990
Von Françoise Cactus
SEXBERATUNG
Als Teenager war ich von umwerfender Hässlichkeit. Ich hatte wirklich die Nase voll davon, hässlich zu sein! Selbst Hunde knurrten, wenn ich vorbeilief. Mein Haar war fettig, das Gesicht voller Akne, die Brüste platt. Dazu eine dicke Brille, hinter der meine Augen wie zwei Bindestriche wirkten. Das einzige, was ich ohne Scham zur Schau stellen konnte, waren meine langen schlanken Beine. Zum Glück waren damals Miniröcke in. Hin und wieder kam es vor, dass ein Mopedfahrer gegen eine Ampel raste. Allerdings nur, wenn er mich von hinten erblickt hatte.
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Doch die absolute Krönung war mein Engagement als freiwillige Tutorin: Jeden Montagmorgen hielt ich im Studiensaal Sexberatungsstunden ab. Alle Internatsinsassinnen wurden um acht Uhr früh im Gymnasium eingeliefert, obgleich der Unterricht erst um zwei Uhr nachmittags anfing. Also wurden sie solange in einen Raum gesperrt, in dem sie ihre Hausaufgaben für die Woche erledigen sollten. Selber vom Wochenende erledigt, schliefen die meisten, bis sie mit ihren Fragen an die Reihe kamen. Ich saß ganz hinten im Raum, und sobald die Aufseherin ihren Schreibtisch verließ, um am Fenster zu träumen, kam eine neue "Patientin" zu mir. Ich war eine der Jüngsten, noch Jungfrau und hatte keine Ahnung von nichts. Aber das wussten sie alle nicht.
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Als Beraterin gab ich Gesundheitsratschläge, Flirtlektionen und Tipps, wie man als Sexbombe gelten konnte, ohne dabei seine "Blume" zu verlieren: "Drei oder vier Höschen musst du unter deinem Minirock tragen - oder Wollpanties. Hallo, hier bin ich! rufen, sobald du einen Klub betrittst. Wenn dir nichts Besseres einfällt, wiederholen, dass du ihn viel toller findest als deinen Vater. Oder Gedichte von Lamartine auswendig lernen und sie im Notfall runterrattern. Mit den Brüsten nach vorne und dem Popo nach hinten durch den Raum wackeln. Lauthals lachen und dabei die Haare vor das Gesicht fallen lassen wie einen Vorhang. Erklären, dass du für diese plumpe Sexgymnastik viel zu romantisch bist - oder zu intellektuell. Wenn du dich das nicht traust, dann behaupte einfach, du hättest eine unheilbare Geschlechtskrankheit!"
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Grundsätzlich war ich an allen Geheimnissen interessiert. Da ich selbst nichts zu berichten hatte, konnte ich besonders gut zuhören. So erfuhr ich immer mehr über jene gefährlich-lächerliche Welt, in der sich jugendliche Liebe und Teenager-Sex abspielen. Das ersetzte locker langjährige Erfahrung auf dem Babystrich.
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par Françoise Cactus
Etudiante en sexologie
Quand j'étais teen-ager, j'étais d'une laideur inconcevable. J'en avais vraiment marre d'être moche. Même les chiens grognaient à mon passage. Mes cheveux étaient gras, mon visage plein d'acné, ma poitrine plate. Avec ça des grosses lunettes derrière lesquelles mes yeux ressemblaient à deux traits d'union. La seule chose que je pouvais montrer sans honte, c'était mes jambes, longues et minces. Par chance, à l'époque, les minijupes étaient à la mode. Parfois il arrivait qu'un motocycliste fonce dans le poteau d'un feu de signalisation, mais seulement lorsqu'il m'avait vue de dos.
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Mais là où j'étais la reine absolue, c'était à cause de mon engagement comme tutrice bénévole: chaque lundi matin, dans la salle d'étude, je tenais ma consultation de sexologue. Toutes les détenues de l'internat étaient amenées à huit heures du matin au lycée, alors que les cours ne commençaient qu'à deux heures de l'après-midi. Entre temps, elles étaient enfermées dans une salle de classe où elles devaient faire leurs devoirs pour la semaine. Epuisées par le week-end, la plupart dormaient en attendant leur tour de poser leur question. J'étais assise au fond de la salle, et dès que la surveillante se levait pour aller rêver à la fenêtre, une nouvelle «patiente» venait s'installer près de moi. J'étais la plus jeune, encore pucelle et ne savais rien sur rien. Mais ça, elles ne le savaient pas.
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En tant qu'experte, je donnais des conseils de santé, des leçons de flirt et j'expliquais comment avoir l'air d'une bombe sexuelle sans pour autant perdre sa fleur: «Mets trois ou quatre culottes sous ta minijupe - ou bien un panty en laine. Crie Coucou, c'est moi! quand tu entres dans un club. Si tu ne sais plus ce que tu pourrais lui dire, répète que tu le trouves bien plus terrible que ton père. Ou bien apprends par cÏur quelques poèmes de Lamartine et récite-les lui à fond la caisse en cas d'urgence. Traverse la piste de danse les nénés en avant et les fesses en arrière. Ris comme une folle tout en laissant tomber tes cheveux sur ton visage comme un rideau. Dis que, pour cette grossière gymnastique sexuelle, tu es beaucoup trop romantique - ou bien trop intellectuelle. Et si tu n'oses pas, explique-lui simplement que tu as une maladie vénérienne incurable!»
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Tous les secrets m'intéressaient. N'ayant rien à raconter, j'avais tout le temps d'écouter. C'est ainsi que j'en appris de plus en plus sur ce monde dangereux et ridicule dans lequel se jouent les amours de jeunesse et le sexe adolescent. Cela remplaçait facilement de longues années d'expériences sur le trottoir des mineurs.
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